Il y a des morceaux, comme ça, qui me font arrêter le temps, le remonter, juste un peu, et me plongent dans un profond désarroi. Même si les paroles ne se prêtent pas aux idées qui surgissent sur l'instant, même si les mélodies ne laissent pas de bleus à l'âme au commun des mortels, il y a des morceaux, comme ça, qui me ramènent en arrière, me serrent les tripes et m'interdisent d'avancer, pendant quelques minutes. Il y a des musiques qui sont siennes, qui sont nôtres, et rien ni personne ne pourra défaire ça.
Il y a des photos, comme ça, qui font revenir des souvenirs heureux, des instants de félicité au milieu du tumulte, des pauses bonheur dans le tourbillon sans fond. Des images qui marquent un temps bien précis, une envie particulière, anormalement partagée. Je l'ai aimé et j'en souffre. En fait, je le sais. Je l'aime encore. Mais je ne dois pas me tromper. Ce n'est pas celui qu'il est aujourd'hui que j'aime. C'est son souvenir. C'est ce qu'il reste de lui, là, tout au fond, encore visible dans un brin de son iris, encore audible dans un souffle de sa voix. C'est celui qu'il s'empêche d'être.
Il y a des instants, comme ça, pendant lesquels mon coeur saigne de l'avoir dans la peau et de savoir que rien n'est plus possible. Et ne le sera jamais. Pendant lesquels ma gorge se serre d'avoir trop longtemps espéré, essayé, au péril de ma santé, de mon équilibre fragile qui est parti en lambeaux. Des instants pendant lesquels je voudrais tout balayer d'un revers de la main, sortir de ma noyade, prendre une goulée d'air et nager jusqu'à ces souvenirs. Nager jusqu'à ne plus sentir mes muscles, jusqu'à l'épuisement, puis me ressourcer... mais auprès de qui ?
Je voudrais guérir de lui.
Could it be magic...?
Il y a des photos, comme ça, qui font revenir des souvenirs heureux, des instants de félicité au milieu du tumulte, des pauses bonheur dans le tourbillon sans fond. Des images qui marquent un temps bien précis, une envie particulière, anormalement partagée. Je l'ai aimé et j'en souffre. En fait, je le sais. Je l'aime encore. Mais je ne dois pas me tromper. Ce n'est pas celui qu'il est aujourd'hui que j'aime. C'est son souvenir. C'est ce qu'il reste de lui, là, tout au fond, encore visible dans un brin de son iris, encore audible dans un souffle de sa voix. C'est celui qu'il s'empêche d'être.
Il y a des instants, comme ça, pendant lesquels mon coeur saigne de l'avoir dans la peau et de savoir que rien n'est plus possible. Et ne le sera jamais. Pendant lesquels ma gorge se serre d'avoir trop longtemps espéré, essayé, au péril de ma santé, de mon équilibre fragile qui est parti en lambeaux. Des instants pendant lesquels je voudrais tout balayer d'un revers de la main, sortir de ma noyade, prendre une goulée d'air et nager jusqu'à ces souvenirs. Nager jusqu'à ne plus sentir mes muscles, jusqu'à l'épuisement, puis me ressourcer... mais auprès de qui ?
Je voudrais guérir de lui.
Could it be magic...?
